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La légende de Saint Nicolas dans les Ardennes

Justine
Justine RYBICKI Exploratrice 2.0

 

La Saint-Nicolas est encore fêtée le 5 ou 6 décembre dans une grande partie de l’Europe. Saint-Nicolas vient de très loin : l’évêque Nicolas de Myre ou Nicolas de Bari, naît à Patara en Asie Mineure au 3° siècle et devient le saint Patron des écoliers, des enfants, des bateliers mariniers et autres navigateurs. La tradition veut qu’il récompense les bons comportements des enfants en leur distribuant des cadeaux et friandises tandis que son compagnon, le père Fouettard, les punit s’ils n’ont pas été sages. Dans la Vallée de la Meuse, jusqu’au 19° siècle, les enfants chantaient la chanson de Saint-Nicolas à l’arrivée des bateliers et jouaient au jeu de La Porte de Saint-Nicolas.  De nombreux lieux-dits, églises ou quartiers portent en Ardenne son nom.

 

LA CHANSON DE LA LEGENDE DE SAINT NICOLAS

version de la Vallée de la Meuse recueillie par Albert Meyrac fin 19°

Saint-Nicolas avait trois enfants,

L’un petit, et les autres grands.

Ils ont demandé le congé

D’aller jouer jusqu’à souper

Ils sont allés et tant venus

Que le soleil on n’a plus vu.

Ils sont allés chez un boucher

Pour y demander à loger.

Boucher, boucher, oh ! loge-nous,

Fais cela par pitié pour nous.

Allez, allez, mes beaux enfants,

Nous avons trop d’empêchements.

Sa femme qui était derrière lui,

Bien vivement le conseillant :

Ils ont, dit-elle, de l’argent,

Nous en serions riches marchands.

Venez, venez, mes beaux enfants,

Nous prendrons peine à vous loger.

A peine furent-ils entrés

Qu’ils ont demandé à souper.

On les a fait fort bien souper,

Aussi bien blanchement coucher.

Quand ce fut venu vers minuit,

Prenant son couteau, il partit.

Ils les a pris, les a tués ;

Dans un tonneau les a salés.

Quand c’est venu au bout de sept ans,

Voilà le père des trois enfants.

Boucher, boucher, oh ! loge-moi,

Si tu n’as pas trop d’embarras.

Venez, venez, Saint-Nicolas,

Nous prendrons peine à vous loger.

Mais à peine fut-il entré

Qu’il a demandé à souper.

On lui apporte du jambon,

Il n’en veut pas, il n’est pas bon.

On lui apporte du rôti,

Il n’en veut pas, il n’est pas cuit.

On lui apporte du lapin,

Il n’en veut pas, il n’a pas faim.

Apportez-moi de ce salé

Qu’il y a sept ans que vous avez.

Quand le boucher entendit cela,

Bien vitement il se sauva.

Boucher, boucher, ne t’enfuis pas,

Demand’moi pardon, tu l’auras.

Mais ta femme ne l’aura pas,

C’est-elle qui t’a conseillé.

Elle sera pendue et brûlée,

Dessus la place du marché.

Saint-Nicolas, de ses trois doigts

Ses trois enfants ressuscita.

A dit Saint-Pierre : J’ai bien dormi ;

A dit Saint-Jean : Et moi aussi.

A ajouté le plus petit :

Je croyais être au paradis

 

La chanson de la légende de Saint Nicolas traditionnelle

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